Avant propos

Avant propos


Je m'appelle Sophia, j'ai 20 ans.
je suis écrivain non professionnelle et j'ai envie de
partager une partie de mon monde en écrivant une
fiction.

Si vous pouviez me faire part de vos appréciations
et de vos éventuels conseils?
Si vous voyez une faute de frappe ou d'orthographe,
qui n'est pas mon fort, n'hésitez pas à me le signaler!

En retour j'essayerais d'être la plus régulière possi-
ble pour que vous puissiez suivre mon histoire si el-
le vous plais.



Bonne lecture!


SOMMAIRE

Avant propos
Prologue

Chapitre 1: Courir et fuir encore
Chapitre 2: Solitude, ma bien aimée destructrice
Chapitre 3: Rencontre
Chapitre 4: Intrusion

Remerciment

Chapitre 5: Douce amère
Chapitre 6: Engrenage
Chapitre 7: Pois Plume ou Pois Plomb?

News Letter

A suivre:
Chapitre 8: Ferme les yeux pour enfin voir
Chapitre 9: Le nuages sont traitres

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:08

Modifié le mardi 24 novembre 2009 07:11

Prologue

Prologue


Je sorti la tête de l'eau en léchant l'air de toute mes forces. J'aimais la sensation de vide éperdu tout autour de mon être, de mon corps lorsque celui ci était plongé dans l'eau glacée de la mer. Pendant quelques secondes, à peine quelques secondes j'étais immergée au plus profond d'un abîme de quiétude.

Cela faisait déjà 2 ans que je m'étais installée seule dans ce petite cottage reculé dans les dunes. Je l'avais acheté avec l'héritage de ma grand-mère qui venait de décédé. Je n'étais pas triste. Cela faisais longtemps que je m'étais faite à l'idée d'être seule. Jeanne, ma grand-mère n'avait été pour moi qu'une tutrice tolérant ma présence auprès d'elle. Elle ne m'avait apporté ni l'amour d'une mère, ni le soutien d'un père. Tout juste la sévérité d'une femme aussi seule que je l'étais.

Je nageai vers la plage ou j'avais abandonné mes vêtements le temps d'une heure, me vêtis d'eux et retournai au cottage. Aujourd'hui était une journée comme les autres pour le reste du monde mais, pour moi, il s'agissait de l'anniversaire de la mort de mes parents, s'était aussi le jour de mes 20 ans.
J'étais seule. Je me sentais seule. Mais rien au monde ne m'aurais fais quitter cet havre de paix qu'était ma maison. Il était 13h, J'ouvris mon frigo et en sortis un éclair au chocolat, je plantai une bougie dessus et l'allumai.

-Camille, Je te souhaite un joyeux anniversaire!

La solitude vous amenait souvent à vous parler vous même à voix haute. Avant de souffler ma bougie mon souhait fut de trouver un jour quelqu'un pour croire en moi. Mais comment peut on croire en quelqu'un qui a perdu toute forme de confiance en elle, en la vie et en autrui?

Je me forçai à me souvenir, comme je le faisais chaque année à cette date, de la mort de mes parents. Pour ne pas désassortir avec la banalité de leur vie, ils avaient trouvé la mort dans un accident de voiture. J'avais 7 ans et je me trouvais sur la banquette arrière. curieusement c'est l'objet de ma désobéissance qui m'avais sauvée la vie, malgré les réprimandes de mon père, j'avais refusé de mettre ma ceinture de sécurité et avais eu tout juste le temps de m'extirper de la voiture avant que celle ci ne s'élance dans le vide pour s'écraser quelques dizaines de mètres plus bas dans le ravin. Je n'avais que 7 ans et je n'avais jamais su ce qui s'était passer exactement. Je me souvenais juste de l'instant ou j'avais compris que je devais à tout prix sauter de cette voiture.
Ma mère s'appelait Gaëlle et mon père Alexandre. Ils n'étaient pas parfais mais je les aimais autant qu'ils m'aimaient et rien n'avais jamais pu combler la perte de cela.

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:42

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 06:49

Chapitre 1: Courir et fuir encore

Chapitre 1: Courir et fuir encore
Photo: Faniaa

Mon réveille sonna à 7h mais j'étais déjà réveillée depuis plus d'une heure. Je n'avais pas très bien dormis et je décidai d'aller me baigner dans la mer. Comme j'étais bédéiste (dessinatrice de bande dessinée), Je formais mon emploi du temps au gré de mes loisirs du moment que je rendais mes planches à la date prévue avec mon éditeur.

Sur la plage je me déshabillai entièrement, puisqu'il n'y avais aucune habitation à plusieurs kilomètres à la ronde il n'y avait aucune raison que je m'arme de pudeur lors de mes baignades quotidiennes. Je couru jusqu'à la première vague et me jetai presque désespérément à l'eau. La morsure brulante de l'eau gelée sur ma peau disloqua mon esprit au quatre coin de mon corps l'espace d'un infime instant.

Je nageai, nageai vers l'horizon encore brumeuse jusqu'à ne plus sentir la moindre force dans mes bras. Alors je me laissai couler pour ressentir ce seul instant d'infinie harmonie et paix avec moi même. Sentir le souffle impérial et glacial de la mort parcourir mon échine tandis que l'air venait à manquer. Non, encore juste quelques secondes de quiétude, juste un instant et à nouveau mes poumons s'emplissaient de l'air iodé.

Au bout d'un moment je me décidai à quitter mon univers liquide pour retrouver les angoisses de la terre ferme. après m'être rhabillée je retournais d'un pas trainant jusque chez moi. A l'instant même où je touchai la clinche de la porte d'entrée le téléphone se mit à sonner. Je couru pour intercepter de justesse l'appel de mon éditeur.

-Bonjour Camille et joyeux anniversaire!

Je soupirai et répondis comme je le faisais chaque année:

-C'était hier Stéphane! Tu m'as une fois de plus loupée d'un jour...

-Peu importe, c'est l'intention qui compte n'est ce pas? Je t'appelle pour te prévenir qu'il y a un petit changement de programme... Il me faudrait tes planches pour le 18 janvier au lieu du 5 février, ce serait faisable?

A nouveau je soupirai.

-Je ne sais pas... Je suis déjà bien avancée dans le travail mais à delà dire que j'aurai fini 18 jours plus tôt!

-Fait un effort! C'est très important!

-Je ferai mon possible.

Je ne pris pas la peine d'attendre qu'il me réponde et raccrochai le combiné. Me voila bien... Nous étions en octobre et je me retrouvais en retard pour mon travaille... Je sentis monter en moi ce besoin de fuite qui me submergeait à chaque fois que je me sentais dépassée... Puisque les journées à venir s'annonçaient maculées de travail, aujourd'hui je préférais me laisser aller à mon envie de vide. J'attrapais mon manteau posé nonchalamment sur la table et sortis me promener dans les dunes.

Il y avait beaucoup de vent aujourd'hui et le sentir s'engouffrer dans mes cheveux encore salés me rassérénait. Je me mis à courir dans le sable pour semer la tristesse qui m'envahissait soudain. Je sentis des larme sur mon visage et courus d'autant plus vite. Pourquoi mes fantômes ne me laissaient-ils donc jamais en paix. Chaque seconde de ma vie était bercée de leurs voix monotones. Je courais, courais, courais encore plus vite que je n'avais jamais couru et pourtant je n'oubliais rien.

J'aurais voulu disparaitre, entrer dans le vide le plus absolu et enfin découvrir cette paix, cette liberté qui m'échappait...

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 13:22

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 07:44